A l'attention du corps médical

           L’ostéopathie est une approche manuelle complémentaire. L’ostéopathe doit avoir les connaissances médicales qui lui permettent de poser un diagnostic d’exclusion et un diagnostic d’indication. Il s’agit évidemment de faire la part des choses entre les pathologies ou les dysfonctionnements « accessibles » au traitement ostéopathique et les pathologies réservées à l’approche médicale allopathique. L’ostéopathe doit avant tout être capable de référer au médecin traitant ou au spécialiste si l’ostéopathie ne s’avère pas être recommandée en ce qui concerne le motif de consultation.

          Il arrive dans bon nombre de cas que l’ostéopathie s’inscrive dans une collaboration avec certaines spécialités : rhumatologie, stomatologie et chirurgie dentaire, ophtalmologie et orthoptie, ORL, pédicurie-podologie, neurologie…

          L’ostéopathie est une approche fonctionnelle et permet de restaurer ainsi l’équilibre fonctionnel en améliorant le terrain du patient. Les lésions organiques doivent être réservées à l’approche médicale.

          Il convient ainsi de réunir deux impératifs majeurs en ostéopathie :

                    - la sécurité du patient : En premier, ne pas nuire (primum, non nocere)

                    - l’efficacité du diagnostic spécifique et du traitement ostéopathique

          L’ostéopathie avance aujourd’hui grâce aux recherches mises en place par les instituts de formation en ostéopathie équipés d’un pôle de recherche en collaboration avec des laboratoires de biomécanique, de neurophysiologie… Cette recherche est souvent soutenue par des médecins et des spécialistes qui permettent à l’ostéopathie de bénéficier des acquis de la médecine en matière de technologie, de méthodologie de recherche, de moyens d’investigations (radiologie, biostatistiques…).

          C’est fort de cette richesse de partage et de cette collaboration étroite que l’échange est de plus en plus fructueux entre les différentes approches, le tout au service du patient évidemment.